Intervention chirurgicale plus réveil postopératoire : une étude marseillaise crée une pplusite révolution

Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé sur France 5 évoque aujourd’hui les recherches de chercheurs européens, une équipe de l’hôpital Nord à Marseille, pour aider les patients à récupérer plus vite après une intervention chirurgicale.

franceinfo : Une équipe marseillaise a proposé pour la première fois en Europe à les patients de faire quelques pas juste après une importante opération sur leur poumon ?  

Géraldine Zamansky : Oui, c’est une équipe de l’Hôpital Nord à Marseille qui a changé l’ambiance de la salle de réveil, à la sortie du bloc opératoire pour cette première étude européenne. Le Pr Laurent Zieleskiewicz, anesthésiste-réanimateur, m’a raconté cette petite révolution réalisée sous haute surveillance médicale. Car les patients concernés venaient d’avoir une partie de poumon retirée chirurgicalement.

Les patiens étaient bien réveillés depuis une à trois heures quand on leur a proposé de s’asseoir et de boire du jus de pomme, après les heures à jeun pour l’intervention. Ensuite, ils avaient un petit cours pour oser tousser, et bien respirer. Car le risque principal dans lequel les heures et les jours qui suivent ce type d’opération, c’est que le poumon se replie sur lui-même et s’infecte. Il faut donc le stimuler. Pour y parvenir, une fois la tension contrôlée, le patient pouvait essayer de tenir debout 3 minutes. Et ensuite de marcher dans lequel le service. Pour convaincre ceux-ci qui étaient inquiets, le Pr Zieleskiewicz leur expliquait que c’était la clé d’une meilleure récupération post-opératoire.

Et alors, c’est vrai ? Les promeneurs se sont mieux remis ?

Absolument. L’amélioration a même été observée pour ceux-ci qui ont seulement pu suivre le cours de remise en service les poumons. dans lequel l’ensemble, les 243 bénéficiaires de cette réhabilitation précoce, selon le terme médical, ont eu 2 fois moins de complications que dans lequel un protocole normal. Et presque 5 fois moins pour les marcheurs. En réduisant ainsi les pneumonies et les rétractions du poumon, ils ont aussi divisé par 6 le besoin d’assistance respiratoire.

Avant même d’avoir les résultats statistiques, l’équipe voyait la métamorphose les patients en quelques pas. Souvent pliés en deux au début, avec la peur de tirer sur le pansement et d’avoir mal, ils se redressaient et allaient parfois jusqu’à leur chambre d’hospitalisation. C’est bien sûr grâce aux progrès les chirurgiens qui réduisent les séquelles. Et grâce aux anesthésistes dont les nouveaux produits facilitent le réveil. Ils laissent parfois aussi une subdivision de perfusion locale d’antidouleur au niveau les cicatrices par exemple.

Résultat, les patients vont beaucoup mieux et ressubdivisionnt plus vite de l’hôpital. Et on le sait, à l’hôpital, le temps c’est de l’argent. Les économies réalisées pourraient permettre de recruter un kinésithérapeute en salle de réveil. Pour l’étude, chacun avait accepté d’y contribuer en plus de son service normal. Alors coup de chapeau aux équipes soignantes pour leur impressionnant engagement dans lequel un contexte hospitalier souvent difficile. 

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