« Une planète entourée d’anneaux, quand on voit ça au télescope, on reste bouche bée »

De l’extérieur, c’est une cabane de jardin en bois comme il en existe des milliers. Mais à l’intérieur pas de brouette ni de tondeuse. « C’est mon petit observatoire personnel, une cabane que j’ai fabriquée avec un toit roulant », confie Robert Doulet. Une fois ce dernier ouvert, il peut braquer son téléscope, « un 200mm à FD6 », vers l’infini et l’au delà : « Les planètes, Saturne, c’est magique. Une planète entourée d’anneaux quand on voit ça au télescope on reste bouche bée. C’est vraiment fantastique », poursuit-il.

« Pour la nuit des étoiles, le meilleur outil, c’est la chaise longue. »

Ce bénévole d’un club d’astronomie de Seine-et-Marne profite donc de la Nuit des étoiles pour tenter de transmettre sa passion : « Quand il fait beau, vous êtes dans la pelouse avec la chaise longue ou même dans l’herbe, vous regardez le ciel dans son ensemble et les étoiles filantes, vous les voyez passer. Mais il faut être à l’abri des lumières autrement on n’y voit plus rien », explique-t-il.

Il faut donc éviter la pollution lumineuse et croiser les doigts pour avoir un ciel dégagé. « On peut par exemple regarder les deux grandes vedettes. En ce moment, c’est Jupiter et Saturne », conseille le président de l’association française d’astronomie Olivier Las Vergnas. Ou bien la Voie lactée, « cette bande lumineuse blanche qui barre le ciel, qui part du sud et qui monte au-dessus de votre têtes. Ça se regarde à l’œil nu », ajoute-t-il. « Après, l’intérêt des soirées Nuit des étoiles, c’est que les clubs et associations vous prêtent des instruments gratuitement pour regarder. »

« Mes souvenirs de la Nuit des étoiles, c’est surtout des observations, allongée sur un ferry qui traverse la Méditerranée, ou en randonnée. »

Caroline Freissiniet

à franceinfo

L’idée est, entre autres, de créer des vocations et surtout de « faire rêver », promet Caroline Fressiniet, planétologue au CNRS qui explique « chercher les extraterrestres ». Si elle le dit en riant, « c’est quelque chose de très scientifique », précise-t-elle : « C’est faire de la chimie du système solaire, développer des sondes spatiales et essayer de comprendre pourquoi, sur la Terre, cette chimie s’est transformée en biologie. » Et elle en est convaincue, la vie existe ailleurs, encore faut-il trouver l’endroit où elle a pu se développer.

Trentième nuit des étoiles – Le reportage de Boris Hallier

écouter

lire aussi

Articles connexes