Snapchat ne paie plus, les stars s’en vont

Après la chasse aux millions de dollars distribués quotidiennement, c’est la soupe à la grimace pour les contributeurs de la fonction Spotlight de Snapchat. Joseph Melles raconte par exemple avoir reçu en avril un paiement avoisinant les 20 000 dollars pour sa vidéo qui avait généré 300 000 vues en l’espace de 24 heures. «J’étais juste sous le choc», a confié sur CNBC le jeune américain de 18 ans.

Mais la course aux millions a officiellement pris fin le 18 mai quand Snap a annoncé se contenter de verser des millions par mois au lieu du million quotidien. De nombreux créateurs comptaient cependant encore gagner suffisamment pour justifier la création de nouveaux contenus. Mais ils sont tombés de haut à l’image de Joseph Melles, qui avait entretemps quitté un vrai job dans une chaîne de restauration rapide. Il s’est dit totalement démotivé après une série de revers alors qu’il pouvait publier jusqu’à une centaine de vidéos par jour. «C’est triste parce que j’ai travaillé très dur tous les jours en faisant des heures, mais ils ne m’ont pas payé», s’est-il plaint.

«Je veux savoir pourquoi»

Jhordyn Gaddy a connu un parcours similaire. Il raconte avoir reçu deux paiements pour un montant cumulé de 93 000 dollars. «Cela a complètement changé ma vie», a-t-il confié, en racontant avoir pu rembourser sa voiture, acheter un sac à main de marque à sa mère et une voiture à sa petite sœur, tout en conservant «encore assez d’argent». Gaddy ne publie désormais presque plus de vidéos sur Spotlight et envisage de publier des vidéos sur YouTube et de lancer un podcast.

Caren Babaknia est dans la même galère après avoir touché le jackpot. «Je veux simplement savoir pourquoi je ne suis pas payé pour mes vidéos», a commenté le modérateur d’un groupe Discord. Babaknia, 24 ans, dit avoir gagné environ 250 000 dollars grâce à Spotlight, avant la nouvelle politique de subvention de Snapchat. Dans le groupe de discussions, Neda Anvar dénonce, elle, l’opacité des paiements en disant avoir l’impression de devoir participer à une loterie pour espérer être payée.

«La concurrence se frotte les mains»

Les déçus de Snapchat ne tardent pas à migrer vers la concurrence où TikTok, Instagram Reels (Facebook) et YouTube (Google) n’en demandent pas tant pour remplir leurs fils de contenu, afin d’y placer des annonces publicitaires. Le mois dernier, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a déclaré que l’entreprise verserait un milliard de dollars, d’ici à 2022, aux utilisateurs qui créent du contenu pour ses réseaux sociaux. Google a annoncé en mai son fonds YouTube Shorts, qui versera 100 millions de dollars aux créateurs au cours des années 2021 à 2022.

Snap affirme cependant encore payer un montant à «deux chiffres» par mois depuis le 1er juin, mais a refusé de donner un chiffre précis. On pourrait donc imaginer une réduction jusqu’à deux tiers du financement. Elle indique aussi avoir revu la distribution de ses rétributions en privilégiant davantage des créateurs qui s’adressent à des communautés de niche.

Lors de l’annonce de la modification du programme d’incitation financière, la firme d’Evan Spiegel a déclaré que plus de 5 400 créateurs avaient gagné collectivement plus de 130 millions de dollars. Le trimestre passé, l’éditeur s’est félicité d’une forte hausse des utilisateurs quotidiens actifs, qui approche la barre symbolique des 300 millions.

(L’essentiel/laf)

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