plus de 30 heures de retard sur le vol Volotea à destination de Malaga, les passagers excédés

Ils ont embarqué samedi matin 31 juillet à 5h30 sur le vol de Malaga mais de report en report, ils ont fini par passer la nuit… à Nantes. Les passagers du vol V7 2214 n’en peuvent plus d’attendre sans autre communication que des annonces de report.

Isabelle se faisait une joie de se reposer dans un hôtel-club à Malaga, sur la côte sud espagnole. Ce samedi 31 juillet, elle et Matthéo, son fils de 12 ans, se sont présentés à l’enregistrement vers 4h du matin, bien décidés à profiter de leur semaine de vacances au soleil.

A 5h30, ils ont embarqué dans l’avion et attendu qu’il décolle. Une heure plus tard, l’avion a commencé à faire une marche arrière et puis… s’en est retourné se garer. Problème technique. L’attente a commencé, elle allait durer plus de 30 heures, mais Isabelle et son fils ne le savaient pas encore.

Un premier report pour un vol à 14h

Pour les 180 passagers du vol V7 2214 à destination de Malaga, le cauchemar débutait avec tout d’abord trois heures d’attente en cabine.

Vers 9h30, ils sont invités à quitter l’avion pour rejoindre une salle de l’aéroport où ils devront patienter sans possibilité d’en sortir. On leur annonce un vol à 14h. Mais, rapidement, Isabelle voit bien que ce vol n’apparaît sur aucun écran. L’annonce est faite que le vol sera celui de 18h. L’espoir ne sera que de courte durée, ce nouveau report est annulé. 

Les 180 passagers devront alors faire la queue pour donner leur numéro de téléphone à un personnel de Volotea, des chambres d’hôtel vont leur être attribuées sur Nantes et ses environs en attendant un (hypothétique) vol pour le lendemain, dimanche 1er août.

Entretemps, les malheureux passagers du vol V7 2214 ont été « généreusement » dotés de bons de restauration.

Les messages successifs qu’ont reçu les passagers.

© Une passagère du vol

Isabelle qui souffre de myopathie a eu beau montrer sa carte d’invalidité au personnel de Volotea, elle n’a pas pu bénéficier d’un fauteuil. A l’aéroport, elle a dû patienter des heures debout avec son fils, qui lui, a un pied cassé. Ce soir du 31 juillet, des salades vertes « avec trois croûtons et un petit morceau de poulet » leur seront distribuées.

« On nous a traité comme des cochons dans une bétaillère » dénonce Isabelle. Un passager qui a osé se rebeller et demander, sur un ton ferme mais poli, des explications a été éloigné du groupe par la police de l’aéroport appelée à la rescousse par le personnel de Volotea. « C’est inadmissible » s’insurge Isabelle qui envisage de fédérer le groupe de passagers pour intenter une action en justice.

« Les gens sont à bout de nerfs »

Ce dimanche matin, Volotea annonce un départ pour 13h. Mais tout le monde doute désormais. Cela fera tout de même plus de 30 heures de retard !

« Les gens sont à bout de nerfs, témoigne Isabelle. Certains partaient pour quatre jours à Malaga. Ils ont déjà deux jours en moins. Il y avaient des gens qui pleuraient avec des enfants en bas âge. Si on part, on ne sait pas si on pourra revenir samedi, ceux qui devaient rentrer hier de Malaga ne sont pas revenus ! »

Réfléchissez avant de vous lancer avec Volotea : Bloquéd depuis hier à Malaga et pas d’info officielles sur notre date de retour sur Nantes. ?
➡️Je n’ai aucune réponse à mes tweets?

— Stéphane Morin (@secaplus) August 1, 2021

Et, comme si ces reports accumulés ne suffisaient pas, les bagages ont été malmenés. On signale plusieurs valises ou poussettes abîmés.

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Une consultation rapide sur internet montre que la compagnie espagnole Volotea fait l’objet de nombreuses critiques concernant notamment des vols annulés ou reportés. Un vol Figari-Lille a également subi un important retard et une gestion calamiteuse selon le témoignage de passagers ce samedi.

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Ce samedi 31 juillet, de rares explications ont été fournies aux passagers du vol pour Malaga. Tout d’abord un problème technique puis on leur a parlé, selon un témoignage de passager, d’une grève de personnel. 

Ce dimanche à 11h, les passagers ont eu la surprise de constater que le comptoir Volotea était fermé et l’enregistrement clos… Le cauchemar continue.

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