Il s’immole par le feu pour dénoncer une injustice

Un jeune Marocain est mort après s’être immolé par le feu en protestation à la saisie de sa charrette par des agents d’une petite ville près de Casablanca, a-t-on appris lundi auprès de sa famille. Yassine Lekhmidi, 25 ans, transporteur informel de passagers, est décédé samedi dans un hôpital de Casablanca, la capitale économique du pays «des suites de ses blessures», a indiqué son frère Ahmed Lekhmidi.

Le jeune homme s’était immolé par le feu le 28 juillet devant la commune de Sidi Bennour pour protester contre la saisie «injuste» de sa charrette mais également parce qu’«il nous a confié avoir subi de violences de la part des autorités», a dit le frère. Aucune réaction sur cette affaire n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès des autorités.

La famille réclame l’ouverture d’une enquête

La famille du jeune transporteur «réclame l’ouverture d’une enquête», a ajouté le frère. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi en fin de journée à Sidi Bennour réclamant que «justice soit rendue à Yassine», selon une vidéo diffusée par un média local.

Geste ultime de protestation

Le Maroc a connu ces dernières années des cas d’immolation par le feu, comme geste ultime de protestation de personnes vulnérables économiquement et travaillant en majorité dans le secteur informel, qui représente 30% du PIB, selon les estimations de la Banque centrale du Maroc.

Des rapports nationaux et internationaux alertent souvent sur les disparités sociales du pays et sur la nécessité d’intégrer le secteur informel dans le tissu économique national. La crise sanitaire liée au coronavirus a aggravé la situation, creusant «profondément les inégalités», selon une récente étude de l’institut marocain des statistiques.

(L’essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur [email protected] Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

lire aussi

Articles connexes