C’est mon aventure. Avec Stephen Rater, créateur de l’astro-bivouac

Stephen Rater emmène des groupes en forêt pour randonner, camper et observer la Voie lactée. (BORIS WILMART)

« L’aventure pour moi, c’est la meilleure façon de remplir sa vie avec les merveilles du monde ». À 31 ans, Stephen Rater marche à l’étoile. Il suit la sienne et toutes les autres. Pour faire découvrir les astres au plus grand nombre, il a créé des randonnées astro-bivouac. Il emmène des petits groupes au pied des Alpes, dans le Morvan ou en forêt de Fontainebleau pour observer à l’œil nu, au télescope et aux jumelles les beautés du ciel.

C’est grâce à un livre illustré offert par ses parents que Stephen Rater s’éveille à l’astronomie. Il a dix ans. Une passion qu’il relie à son autre passion: la marche. (MATHIEU GAY)

« On commence à marcher en forêt pendant une heure et on s’enfonce. Soit j’ai déjà des spots en tête, et je les propose à mon groupe, soit c’est encore plus l’aventure et on cherche un endroit tous ensemble pour aller passer la nuit, explique l’astronome. On prépare ensuite le camp, on amène un hamac, un bivibag, donc on dort par terre, ou sous une tente. On s’installe et puis là, j’ai plein d’événements avec des horaires dans la soirée en fonction de la saison pour observer le ciel, donc ça peut être la station spatiale internationale, les anneaux de Saturne. Et ça peut être à 23h comme à 4h30 du matin », confie Stephen Rater.

Stephen Rater a créé le concept de l’astro-bivouac. (ADRIEN PLAUD)

Que peut-on voir cet été dans le ciel ? « On peut voir la Voie lactée. Si on a un ciel bien noir sans lune, un peu à l’écart des villes, on pourra observer une bande blanche traverser le ciel. Et ça, c’est l’épaisseur de notre galaxie qu’on distingue. Elle est composée d’environ 200 milliards d’étoiles qui forment une sorte de grand disque blanc », explique Stephen Rater. On perçoit aussi Mars de couleur orange, Vénus la jaune, Saturne et Jupiter aussi avec leurs nuances de jaune. « On ne voit pas de détail, commente Stephen mais si l’on prend des jumelles ou un petit télescope ou une petite lunette, qui ne coûte pas forcément très cher, alors là on change d’échelle et on commence à voir des anneaux, des lunes… et c’est magique. »

C’est grâce à un livre illustré offert par ses parents que Stephen Rater s’éveille à l’astronomie. Il a dix ans. Une passion qu’il relie à sa passion pour la randonnée. Après le bac, il poursuit des études de dessin et de design. « J’ai toujours dessiné, au début, c’était des caravelles, les bateaux avec Christophe Colomb tout jeune, par la suite je créais des paysages de montagnes… J’ai toujours rêvé depuis que je suis parti avec mes grands-parents de vivre auprès des montagnes. La première fois que j’ai vu le Mont-Blanc j’ai chialé. Je devais avoir six ans, ces montagnes blanches l’été me paraissaient tellement impressionnantes. On est davantage à sa place à la montagne parce qu’il y a quelque chose entre le ciel et nous. C’est comme une échelle supplémentaire. »

En 2014, il a un déclic lors d’un voyage au Népal. « Je pars marcher seul deux mois là-bas et j’improvise pendant un après-midi un cours d’astronomie en anglais dans une école. En rentrant en France, me vient alors l’idée de concilier aventure et astronomie. » Et voilà comment il a imaginé ses sorties astro-bivouac !

Adolescent, Stephen Rater vit ses premières grandes randos avec ses cousins en explorant les terres du Beaujolais. Puis il entame des études de dessin et de design. (STEPHEN RATER)

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