«Tout le monde s’est réfugié au premier étage»

La ville basse s’est réveillée ce jeudi matin d’un véritable cauchemar. Impuissante. «On ne sait pas par où commencer», confiait Florence Hoffmann, une artiste, au bord des larmes, dont des œuvres et le matériel, stockés à la cave, étaient encore sous l’eau. Son père, âgé, en pyjama, commençait à ramasser des branchages. Si l’Alzette s’est un peu retirée à l’aube, elle a laissé des traces. Une couche de sable, parfois épaisse, à travers les rues. «J’avais une quinzaine de centimètres au rez-de-chaussée», confiait-il. «L’eau entrait à une telle vitesse que ça ne servait à rien de l’évacuer. Tout le monde a abandonné et s’est réfugié au premier étage. J’ai une porte détruite».

Un peu plus loin, rue Munster, Christophe Daudigny tentait de nettoyer: «Je suis rentré hier vers 23h et à la place de la rue, il y avait la rivière. Une voisine enceinte l’a traversée en courant. On a eu peur que ça monte encore beaucoup. C’est inondé mais cela aurait pu être encore plus grave. L’eau ruisselait. C’était très impressionnant». Le résident note avoir «rarement eu aussi peur» que l’eau continue à monter. Il ajoute que l’Alzette débordait dans tout le quartier, ayant notamment repris les rues Saint-Ulric et Munster. «J’ai fini par m’endormir vers 3h ou 4h, et vers 7h, l’eau était descendue, indique Christophe Daudigny. J’espère qu’il ne repleuvra pas dans l’après-midi».

Au loin, les sirènes des secours œuvrant aux quatre coins de la ville se faisaient entendre. «Des gens qui habitent depuis 30 ans dans le quartier n’ont jamais vu ça, lâche François Dickens du bar Vins Fins. On se réveille avec la gueule de bois sans avoir fait la fête. Regardez le désastre, on dirait un petit peu la fin du monde, ou quelque chose qui s’en approche. On a devant chez nous les plantes de restaurants à 100 m d’ici».

Le gérant d’établissement dit que mercredi soir était le jour des poubelles. «Elles doivent être à Ettelbruck à cette heure-ci, ironise François Dickens. On nettoie et on essaie d’accéder à la cave complètement inondée. On n’a pas de courant pour actionner les pompes donc c’est un gros merdier. On doit se prémunir car, avec le réchauffement climatique, ce genre de connerie va nous arriver de plus en plus souvent». Le restaurant Kamakura et les autres du quartier étaient aussi très touchés. Les agents de la ville ont la pelle à la main. Ils dégagent ce qui peut l’être, en croisant les doigts pour que l’Alzette reste dans son lit ce jeudi soir et la nuit prochaine.

(Nicolas Martin/L’essentiel)

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