Les «passeports dorés», industrie No 1 du Vanuatu

Devenir citoyen d’un autre pays en ouvrant grand son portefeuille? C’est possible dans quelques États. Chypre ou le Portugal, par exemple, déroulent le tapis rouge aux investisseurs. Mais nulle part la pratique des «passeports dorés» n’est aussi développée qu’au Vanuatu. Le vaste archipel de seulement 300’000 habitants a naturalisé 2200 personnes l’an passé, révèle The Guardian. Contre 119 741 euros environ, les formalités sont bouclées en un mois… sans même se rendre sur place.

Superb investigative journalism from the @guardian on disturbing ‘citizenship for investment’ scheme in #Vanuatu

Such schemes almost invariably offer a route to respectability for deeply compromised individuals.https://t.co/3CkTYak1S2

— John O’Brennan (@JohnOBrennan2) July 15, 2021

Le quotidien britannique a eu accès à la liste de ces nouveaux citoyens: une tour de Babel de businessmen et d’ex-­politiciens. On y trouve aussi des profils louches: deux frères sud-africains accusés d’une énorme escroquerie aux cryptomonnaies, un Italien soupçonné d’avoir détourné 15 millions au Vatican, des hauts fonctionnaires algérien, syrien ou nord-coréen… et même l’ex-Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj.

Toutes les portes s’ouvrent

Tous ont dès lors accès à quantité de pays sans visa (y compris la Suisse). «Et ils peuvent aussi créer des entreprises et réseaux dans le Pacifique, région qui devient un hub du trafic de drogue», souligne Jose Sousa-Santos, expert de la sécurité en Océanie. Le Vanuatu n’imposant ni le revenu, ni les entreprises, ni la fortune, c’est l’endroit rêvé pour le blanchiment. Cerise sur le gâteau: les naturalisés peuvent demander à changer d’identité. Interrogé, un responsable vanuatais a nié que des individus inquiétés par la justice ou des responsables de pays sous sanctions aient reçu la citoyenneté par ce biais. Un démenti contredit par l’enquête du Guardian.

(L’essentiel/arg)

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