Le Festival de Cannes est de retour!

«Le Covid est toujours là, mais être présent pour le retour du festival, dans le film d’ouverture (…) c’est un grand sentiment de soulagement et d’excitation», a confié Adam Driver, tête d’affiche avec Marion Cotillard d’«Annette» de Leos Carax, comédie musicale inclassable, qui ouvre la compétition.

Une excitation partagée par le gratin du cinéma mondial, qui retrouve la Croisette après avoir été bousculé par la pandémie et les mois de fermeture de salles, plus de deux ans après la Palme d’or décernée au Sud-Coréen Bong Joon-ho pour «Parasite».

Spike Lee, Mylène Farmer et Tahar Rahim

Mardi matin, le célèbre tapis rouge – réduit de moitié cette année par le festival, soucieux de se montrer plus vertueux sur l’environnement – a été déroulé sur les 24 marches du Palais des festivals. Comme tous les ans, les photographes amateurs ont déjà installé leurs escabeaux pour ne pas rater une miette du spectacle. Si l’entrée est soumise à la présentation d’un pass sanitaire, et le masque de rigueur même à l’extérieur, sur les marches, les équipes artistiques auront le droit de le retirer.

Les membres du jury sont arrivés à Cannes où ils ont partagé lundi soir un premier dîner, le président Spike Lee, arrivant casquette noire vissée sur le crâne, Mylène Farmer et Tahar Rahim, qui siègeront à ses côtés, tout sourire devant leurs fans…

Jodie Foster à l’honneur

Mardi après-midi, ils entrent dans le dur, avec la traditionnelle conférence de presse du jury où Spike Lee, premier artiste noir à ce poste, en dira sans doute un peu plus sur la façon dont il compte tenir ce rôle. Cinéaste new-yorkais militant, engagé contre le racisme et pour la diversité, un thème brûlant dans l’industrie du 7e art aujourd’hui, il avait été désigné dès l’an dernier, avant l’annulation.

Les projecteurs se braqueront ensuite sur l’actrice et réalisatrice américaine Jodie Foster, 58 ans, invitée d’honneur de la cérémonie d’ouverture et qui donnera le coup d’envoi du 74e festival. L’actrice aux deux Oscars, interprète de classiques tels que «Taxi Driver» (1976) ou «Le Silence des agneaux» (1991), devait se voir décerner une Palme d’Or d’honneur pour sa carrière.

Également présent: le réalisateur Pedro Almodavar, grand habitué de la Croisette, venu sans film à présenter mais qui a «tenu à être là pour marquer» le «retour de Cannes», a rapporté mardi matin, le délégué général du festival, Thierry Frémaux.

(L’essentiel/AFP)

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