l’abonnement au télépéage est-il vraiment rentable ?

Sur la route des vacances, les voyages sont souvent parsemés de péages. Dans ces situations, il y a deux écoles : la classique, avec un paiement par carte ou par espèces, et il y a l’autre, les pressés abonnés au télépéage, un petit boîtier qui fait se lever toutes les barrières. Alors, le télépéage est-il un bon plan ? 

Au total, 12 millions de badges sont enregistrés en France. Trois opérateurs se partagent le marché du télépéage en France : Vinci avec Ulys, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et AREA avec Mango mobilités, et Sanef et Sapn avec Bip & Go. Les trois proposent un abonnement mensuel de 1,70 euro à 2,50 euros. Souvent, la livraison du badge est offerte, et tous insistent sur le fait que l’on ne paye que les mois où l’on utilise le service. C’est vrai, mais il y a des limites. Ainsi, certains utilisateurs se voient prélever des frais pour non-utilisation du badge pendant une durée déterminée. 

De son côté, Vinci Autoroutes justifie ces tarifs. « On a tout ce qui est le coût du badge de télépéage lui-même, on a ensuite les coûts de la gestion du client, des antennes qu’on installe », explique Raphaël Ventre, directeur de l’activité Ulys/Vinci. Chez Vinci Autoroutes, aujourd’hui, plus de la moitié des passages sont payés par télépéage. Un succès qui, selon Me Jean-Baptiste Losca, avocat de l’association 40 millions d’automobilistes, devrait permettre de baisser la facture pour les utilisateurs : « À partir du moment où c’est placé une bonne fois pour toutes, on peut estimer qu’en deux, trois ans, c’est amorti complètement. » 

Pour économiser de l’argent sur les routes autrement, le journaliste Julien Duponchel, présent sur le plateau du 13 Heures de France 2, lundi 5 juillet, conseille de « fractionner votre trajet », par exemple en quittant l’autoroute par une ou plusieurs sorties pour y revenir directement après. 

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