La Ville de Paris rachète la salle du Bataclan

Nouveau départ pour le Bataclan: la mythique salle de spectacle, marquée à jamais par les attentats du 13 novembre 2015, passe du giron de Lagardère à celui de la Ville de Paris, qui entend conserver son identité rock en y ajoutant la promotion des jeunes talents musicaux.

De sa double casquette de premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo et de président de la société anonyme d’exploitation (SAE) du Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), société d’économie mixte dont la Ville de Paris est l’actionnaire majoritaire, Emmanuel Grégoire a annoncé vendredi le rachat pour 1,4 million d’euros de la société d’exploitation des spectacles Bataclan (SESB).

Le fonds de commerce – les murs appartiennent à un autre propriétaire – passe donc des mains de Lagardère Live Entertainment, filiale du groupe Lagardère, à la SAE POPB dont le conseil d’administration a validé le projet jeudi. Il doit encore être entériné la semaine prochaine par le Conseil de Paris.

Promouvoir la scène émergente

Alors que la Ville s’apprête, au même Conseil, à réinjecter 9 millions d’euros pour recapitaliser Paris-Bercy, et bien plus pour la tour Eiffel (59,4 millions), deux sites qui lui appartiennent et ont particulièrement souffert de la crise sanitaire, le plan de financement du Bataclan «reposera sur un équilibre économique de la salle qui autofinancera son rachat», assure Emmanuel Grégoire, qui veut que la SESB «puisse si possible dégager des bénéfices».

Si la salle perdait de l’argent depuis les attentats, c’est parce qu’«elle n’a pas retrouvé son potentiel d’exploitation, c’est une évidence», mesure l’élu socialiste. «Ce sera notre rôle de le faire.» Car si elle reste prudente sur le plan financier, la mairie se veut très ambitieuse sur le plan culturel, avec deux axes: «repositionner le Bataclan sur ce qui était sa marque historique, c’est-à-dire être la grande scène rock parisienne», et devenir «la scène émergente», la première grande salle pour «les artistes qui arrivent à franchir le cap».

Associations satisfaites

Inauguré en 1865 en tant que café-concert, le bâtiment à l’architecture d’inspiration chinoise, classé monument historique pour sa partie extérieure, reste lié au souvenir des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts dans la capitale et à Saint-Denis. À ce titre, le rachat revêt une «charge symbolique extrêmement forte» pour Emmanuel Grégoire.

«Nous ne souhaitons pas faire du Bataclan un lieu mémoriel», prévient toutefois Emmanuel Grégoire. Un projet de mémorial doit aboutir à la création d’un «jardin du souvenir» sur la place Saint-Gervais, située face à l’Hôtel de Ville.

(L’essentiel/afp)

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