«Ils vont être scandalisés de ce qu’ils vont lire»

Le numéro deux du Vatican juge qu’«on ne doit pas avoir peur de la vérité», dans un entretien paru dimanche dans le quotidien La Croix, portant sur les prochaines conclusions d’une commission indépendante française sur les violences sexuelles dans l’Église.

«Traverser cette épreuve»

«Cela sera probablement un grand moment de souffrance. Mais on ne doit pas avoir peur de la vérité», a commenté le cardinal Pietro Parolin, le bras droit du pape François. La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église depuis les années 1950 (CIASE) doit publier ses préconisations en septembre en France.

Le cardinal précise que c’est le Vatican qui a demandé la constitution de cette commission, «pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé». «Nous sommes tristes, et je sais que beaucoup de catholiques vont être très peinés et scandalisés de ce qu’ils vont lire. Mais nous devons traverser cette épreuve. De là peut venir une nouvelle conscience pour lutter contre ces phénomènes et pour prévenir la répétition de ces actes», a ajouté le secrétaire d’État du Saint-Siège.

Visite du pape en France?

Sur un prochain voyage du pape en France, dont la probabilité pourrait s’éloigner à l’approche des élections présidentielle et législatives dans ce pays, au printemps 2022, le cardinal est resté évasif. «Je ne sais pas. Il y a un projet. Le pape a déjà dit son intérêt à Emmanuel Macron. Mais je ne suis pas capable de donner une date. J’espère que cela pourra se faire le plus tôt possible, car la France mérite une visite du Saint-Père», a-t-il déclaré au journal.

Au niveau diplomatique, si la France et le Saint-Siège partagent «des préoccupations communes, comme l’écologie», le cardinal italien a pointé aussi «quelques divergences, comme la question du désarmement ou le nucléaire». Interrogé sur la question toujours épineuse pour le Vatican de la «laïcité à la française», le cardinal a mis en garde contre une marginalisation de la dimension religieuse dans la vie sociale, jugeant que «ce n’est pas bon».

(L’essentiel/AFP)

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