L’épouse d’Arnaud Lagardère condamnée

La justice française a condamné mercredi Jade Lagardère, l’épouse de l’industriel Arnaud Lagardère, à 300 jours-amendes à 50 euros pour corruption en lien avec l’obtention de son permis de conduire en 2015. Le mannequin de 30 ans, née en Belgique, était suspectée d’avoir payé 15 000 euros pour décrocher son permis de conduire français en envoyant une autre personne à sa place lors d’un examen à Argenteuil, en région parisienne, en 2015.

Huit autres personnes, dont un homme à tout faire du couple Lagardère, avaient comparu pendant trois jours dans ce dossier, mi-avril, devant le Tribunal correctionnel de Pontoise. Tous ont été déclarés jeudi coupables de corruption et ont été condamnés à des peines allant de jours-amendes à six mois de prison ferme.

«Tout le monde a été condamné, (Jade Lagardère) a fait partie du lot. C’est une condamnation globale et symbolique», a réagi après le jugement Marie Burguburu, avocate du mannequin, dénonçant une «procédure spéciale».

Arnaud Lagardère s’efface devant Vincent Bolloré

Hasard du calendrier, la condamnation de Jade Lagardère intervient le jour de la transformation du groupe Lagardère en société anonyme, qui entraîne la perte du pouvoir absolu de son époux et l’entrée en force de Vivendi et Vincent Bolloré au conseil d’administration.

Réputé indétrônable, Arnaud Lagardère, héritier d’un empire aéronautique et médiatique français désormais bien amaigri, a abdiqué de son pouvoir absolu, après avoir longtemps louvoyé entre ses puissants actionnaires. Il a ainsi perdu le contrôle du groupe de médias et d’édition – notamment propriétaire de Hachette Livre, de la radio Europe 1 et de l’hebdomadaire Paris Match – hérité de son père Jean-Luc Lagardère, artisan de la fusion entre l’avionneur Matra et l’éditeur Hachette.

La relation entre Arnaud Lagardère sa jeune épouse, de 30 ans sa cadette, ainsi que la manière dont le couple avait dévoilé en 2012 son intimité dans une vidéo kitch réalisée par un magazine belge, avait suscité des questions sur la motivation professionnelle de ce patron atypique.

(L’essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur [email protected] Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

lire aussi

Articles connexes