La protection des enfants intersexes sur la bonne voie

«J’ai eu le cas d’une maman qui m’appelait car son adolescente souhaitait se faire opérer. La jeune fille était née sans vagin. Elle avait très bien vécu son enfance de petite fille, mais là, elle avait un petit ami et voyait un intérêt à sauter le pas de la vaginoplastie», relate le Dr. Erik Schneider, de l’ASBL Intersex & Transgender Luxembourg.

Selon les estimations internationales, le taux d’enfants nés avec des variations des caractéristiques sexuées, aussi appelés intersexes, est de 1,7% de la population, un taux «très probablement en dessous du chiffre réel», estime le Dr. Erik Schneider. Pour empêcher les interventions chirurgicales ou médicales imposées pour les faire rentrer dans une case, fille ou garçon, ou dans tout autre norme, alors que le pronostic vital de l’enfant n’est pas engagé, la coalition avait promis une loi. Au-delà de protéger les mineurs trop jeunes pour faire un choix, le texte doit également permettre à ceux en âge de prendre une décision libre et éclairée et qui veulent suivre un traitement de le faire et d’être remboursés.

«Des statistiques disparates et incomplètes»

Un groupe de travail des ministères de la Justice et de la Santé planchait sur le texte. Mais ne voyant rien venir, l’ASBL s’inquiétait. «Vu la pandémie, les délais ont été décalés», indique le ministère de la Santé à L’essentiel, en précisant que le texte «devrait être déposé à la Chambre des députés avant la fin de l’année». En parallèle du texte, l’ASBL demande des statistiques claires sur les opérations réellement menées, car elle considère comme «disparates et incomplètes» les informations fournies actuellement par le ministère de la Santé à cet égard.

Elle craint par exemple que l’hypospadias, une variation chez les garçons où l’ouverture du canal urinaire ne se trouve pas à l’extrémité du pénis mais ailleurs le long de la verge, ne soit pas considéré par les services des ministères comme une variation tombant sous le coup de la loi. «Les opérations de l’hypospadias peuvent entraîner des complications sérieuses et répétées nécessitant des réopérations», selon le Dr Schneider.

(Séverine Goffin/L’essentiel)

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