découvrir Vénus est le nouvel objectif de la Nasa et de l’ESA

La planète Venus. (NASA/JPL-CALTECH / AFP)

Vénus est la deuxième planète la plus proche du soleil après Mercure, c’est notre plus proche voisine et d’ailleurs elle ressemble beaucoup à la Terre : même taille, même origine et formation, une activité volcanique présente sur les deux et surtout la présence attestée d’eau, au moins dans le passé pour Vénus. Pourtant, c’est une planète que l’on connaît peu, parce que peu de missions ont été envoyées pour l’explorer. Au cours des 30 dernières années, il y a eu Magellan dans les années 90, qui a apporté quelques images floues de sa surface, Venus Express entre 2005 et 2014, qui a notamment permis d’émettre l’hypothèse de la présence de volcans actifs sur la planète, et puis plus récemment la mission japonaise Akatsuki, qui continue d’étudier son atmosphère. Quelques missions donc, mais qui ne donnent qu’une vision très partielle de la planète.

Européens et américains ont donc choisi d’unir leurs forces pour envoyer quasi simultanément trois nouvelles sondes : Davinci+ et Veritas côté Nasa, EnVision côté Agence spatiale européenne, trois engins qui devront donc apporter au cours de la prochaine décennie de nouvelles données beaucoup plus complètes, à la fois sur l’atmosphère et sur la géologie de cette planète.

Comment et pourquoi Vénus est aujourd’hui devenue si différente de la Terre ? Pourquoi et comment son climat a changé de façon aussi drastique pour aboutir à cette atmosphère remplie de dioxyde de carbone et entourée de nuages d’acide sulfurique, qui recouvrent une surface où la température moyenne dépasse les 400°C ? Et puis, autre question : puisque la présence d’eau a été prouvée à un moment de l’histoire de Venus, pourrait-on découvrir les traces d’un océan désormais évaporé ? Les conditions propices au développement d’une forme de vie ont-elles été réunies un jour sur place ?

Les trois sondes seront équipées de radars de dernière génération, capables de cartographier la surface avec une résolution de quelques dizaines de mètres, contre un kilomètre pour les images transmises à l’époque par la sonde Magellan. Davinci+, elle, enverra ses instruments vers le sol, une traversée de l’atmosphère au cours de laquelle sera mesurée la répartition de différents gaz. L’occasion aussi de prendre quelques clichés jusqu’ici impossibles. Les missions devraient décoller autour de 2031, à bord d’Ariane 6 pour la sonde européenne EnVision. Le voyage doit durer 15 mois.

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